[Français] Le Fabliau

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[Français] Le Fabliau

Message par Shanouza le Dim 10 Oct - 0:01

Fabliau est le diminutif de fable (on a dit aussi fableau, terme que d'aucuns jument même préférable), ou de flabel, dérivé de fabula. Les fabliaux sont des contes en vers (le plus souvent en vers de huit syllabes rimant deux à deux) qui ont eu au Moyen âge, en France et dans tous les pays d'Europe, une vogue considérable. Même on peut dire qu'après les grandes chansons de geste, et pendant les XIIIe et XIVe siècles, ils ont été une des formes les plus importantes et les plus personnelles de la littérature française. Il convient de distinguer du fabliau une foule de poésies légères qu'on a souvent, à tort, confondues avec lui et qui ont un caractère tout particulier - tels sont les miracles et contes dévots, les lais, les dits, les débats, les moralités, les chroniques historiques rimées - et d'adopter pour eux la définition si nette de Anatole de Montaiglon :
« Le fabliau est un récit plutôt comique d'une aventure réelle ou possible, même avec des exagérations, qui se passe dans les données de la vie humaine moyenne. »
C'est, en tout cas, un produit typique de la littérature française, l'expression la plus ancienne et la plus populaire de l'esprit satirique qu'elle a pu manifester à diverses époques; le trait le plus caractéristique de fabliaux est de s'attaquer à toutes les conditions sociales.
« Le petit vers des fabliaux, écrit Taine, trotte et sautille, comme un écolier en liberté, à travers toutes les choses respectées ou respectables, daubant sur les femmes, l'Église, les grands, les moines.»
Il se gausse de la paillardise des évêques, de la gourmandise des curés, de leur ignorance, de leur friponnerie, de leur grossière galanterie; il flagelle la gloutonnerie des moines, le libertinage des religieuses, leur avidité, leur convoitise du bien d'autrui qui leur fait assiéger le lit des malades pour capter les héritages. Il n'ose attaquer aussi vivement la vie privée des seigneurs : mais il souligne avec malice les caprices bizarres de certains chevaliers et barons, leurs aventures amoureuses et la conduite assez légère des châtelaines. Par exemple, il traite sans le moindre ménagement les bourgeois et les vilains; ils ont tous les défauts avarice sordide, fourberie, ruse, grossièreté, ingratitude; ils sont outrageusement trompés par leurs femmes qui n'ont ni pudeur ni retenue; ils passent le plus clair de leur temps en querelles de ménage et en discussions d'intérêt. En somme, c'est un tableau, sinon tout à fait fidèle, du moins très complet des moeurs du temps.
Le fabliau aborde tous les tons, depuis la raillerie caustique jusqu'aux grâces les plus touchantes. Il a du naturel, de l'abondance, de la facilité, de l'enjouement, un esprit vif et libre. Il est dépourvu en général des délicatesses de la forme et des élégances de la poésie. Le style en est souvent aussi négligé que la rime. Mais le comique n'y fait jamais défaut : Il va jusqu'à la grossièreté, jusqu'à la licence. Mais c'est encore de la licence franche et naïve et point du tout cette recherche d'obscénité ou se complaisent les conteurs italiens. Quelques-uns ont la prétention de moraliser et se terminent, pour bien frapper l'auditeur, par une morale, un proverbe connu, ou même des réflexions philosophiques dans le genre de celles-ci :

Par ce tieng je celui a fol
Qui trop met en fance sa cure;
Fame est de trop foible nature,
De noient rit, de noient pleure,
Fame aime et het en trop poi d'eure;
Tost est ses talenz remuez
Qui fame croist, si est desvés.
Les fabliaux n'étant autre chose que des contes, il nous paraît superflu de revenir ici sur la question de leur origine. Sans doute, ils viennent presque tous de l'Orient, mais il est peu probable que leurs auteurs les aient empruntés directement à l'Orient. Ils ont dû puiser leurs sujets dans les Festa Romanorum, les Mirabilia urbis Romae, la Disciplina clericalis et les recueils de fables si nombreux au Moyen âge. Ils sont sûrement du XIIIe et du XIVe siècle; on en a écrit au XIIe siècle très probablement, mais nous n'en possédons pas d'authentique de cette époque. Les jongleurs ou fableors les récitaient ou les lisaient dans les châteaux, chez les bourgeois et même sur les places publiques. Ils eurent pendant deux cents ans un succès incontesté. Au XVe siècle, ils se transformèrent, se fondirent en détail dans les contes en prose, par exemple les Cent Nouvelles nouvelles, et furent supplantés complètement par la farce.
Nous avons montré dans notre article Conte comment ils passèrent en Italie où les conteurs leur firent de larges emprunts, en Angleterre où ils furent imités par Chaucer. Notons simplement ici que plusieurs fabliaux ont été puisés dans le Dolopathos et le Castoyement. Beaucoup de nouvelles italiennes sont des imitations des fabliaux français. Les emprunts des écrivains français aux trouvères sont également nombreux. On citera plus bas les noms de Rabelais, La Fontaine, ou de Molière. mais on peut déjà noter que la fable de l'Huître par Boileau, par exemple, n'est autre chose que le fabliau des Trois Dames qui trouvèrent un anel, ou encore que le fameux conte de Zadig de Voltaire est en grande partie tiré du fabliau de l'Ermite. Les Opéras comiques la Fée Urgèle, les Souliers mordorés, le Magicien, Aucassin et Nicolettesont imités des fabliaux de la Vieille truande, des Deux Changeurs, du Pauvre clerc et d'Aucassin. Les Bijoux indiscrets rappellent le Chevalier qui faisait parler les ânes muets. La Gageure de Sedaine est puisée dans le fabliau du Pécheur de Pont-sur-Seine.

Les fabliaux sont pour la plupart anonymes. On connaît les noms de quelques auteurs, mais comme on ne possède aucun détail sur leur vie, ces noms même ne nous apprennent rien. Rutebeuf est le plus célèbre des fableors. On lui doit entre autres : Charlot le Juif (auquel Rabelais a dû certaines ses tirades sur les papelards, sur membrer, démembrer, remembrer...), la Dame qui alla trois fois entour le moutier, Frère Denize le Cordelier (qu'on retrouve dans les Cent Nouvelles nouvelles, dans la Reine de Navarre, dans l'Apologie pour Hérodote, dans les Cordeliers de Catalogne, de La Fontaine, auteur à propos duquel on n'en finirait pas, il est vrai, si l'on voulait citer toutes les imitations de fabliaux qu'il a faites), le Testament de l'Âne, qui est une satire mordante, etc.

A Jean Bedel ou Jean de Boves on attribue : les Souhaits desvez, Brunain la vache au prêtre, le Convoiteux et l'Envieux, Gombert et les Deux Clercs, etc. Jean de Condé est l'auteur du Clerc qui se cacha derrière le coffre, du Sentier battu; Jacques de Baisieux, des Trois Chevaliers et la chemise; Hugues Piaucelle, d'Estourmi, de Sire Hain et dame Anieuse; Henri d'Andeli, du Lai d'Aristote, un des contes les plus célèbres du Moyen âge qui provient des traditions orientales; Hugues le Roi, du Vair Palefroi; Gautier, du Prêtre teint; Guillaume, clerc de Normandie, de la Male Honte; Garin ou Guérin, du Curé qui mangea les mûres, des Tresses; Durant, des Trois Bossus; Bernier, de la Housse partie, etc.

Parmi les fabliaux anonymes les plus connus, nous citerons : le Mantel mautaillé, arrivé par plusieurs intermédiaires à l'Arioste qui en a tiré son épisode de la Coupe enchantée et imité ensuite par La Fontaine; Du Vilain mire, le prototype du Médecin malgré lui, de Molière, (redevable par ailleurs pour quelques scènes du Malade imaginaire à celui qui est intitulé la Bourse pleine de sens), qui se retrouve dans les Serées, de Bouchet, dans les Contes secrets de Russie, dans les Facéties du Pogge, etc.; Du Vilain qui conquit le Paradis par plait, un des fabliaux les plus remarquables par la conception et par la hardiesse des idées et aussi un des plus répandus dans la littérature populaire, reproduit par Le Sage dans Gil Blas, par les conteurs italiens Malespini, Pogge et autres, par les Contes secrets russes, etc.; Auberée, les Quatre Souhaits de Martin, qui viennent de Bidpaï, etc. (R. S.).
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Message par Shanouza le Dim 10 Oct - 0:03

Je rappelles que cela vient de moi et de mon cours de Français donc ce n'est pas du copier coller

Merci de respecter mon travail

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Message par rasta-nike le Dim 10 Oct - 8:33

La vieille qui graissa la patte du chevalier < Il est bien comme fabliau
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Message par Shanouza le Dim 10 Oct - 9:07

Oui je l'ai travaillé quand j'étais en 5 ème (:
Il y'a aussi Le medecin malgré lui et La Farce de Maitre Pathelin
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Message par Shanouza le Dim 10 Oct - 10:02

Vous en pensez quoi ?
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Re: [Français] Le Fabliau

Message par -Evaa. le Dim 10 Oct - 10:15

Moi je pense que tu as bien copié sur internet...

http://www.cosmovisions.com/textFabliau.htm

Donc avant de dire que ça vient de toi, assure toi que personne ne puisse trouver le texte sur google.
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Message par concierge-gui le Dim 10 Oct - 13:30

Oui, je l'avais trouvé aussi..
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Message par thibaut600 le Dim 10 Oct - 13:35

Oulà.. Essayes de faire une leçon avec tes propres phrases et propres mots.. Pas en copiant sur internet..
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Message par Inees le Dim 10 Oct - 17:15

Au moins , mets en bas de ton texte que tu l'as pris d'une source , pas dire que tu l'as fait toi même :/
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Message par Shanouza le Mer 3 Aoû - 2:25

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